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Législatives 2012

législatives
--> Les candidats ville par ville dans les 14 circonscriptions du département du Rhône (données fournies par le Ministère de l'Intérieur) -

La Région Rhône-Alpes pourrait ne pas conserver son triple A

lundi 21 mai 2012

JF. Débat, Vice Président chargé des finances
et JJ Queyranne, Président de Région
Photo @LYonenfrance-
Le Conseil régional vient de voter son compte administratif 2011. Ce document récapitule l’exécution des recettes et des dépenses réalisées en comparaison des autorisations budgétaires. Avec l’entrée en vigueur de la réforme de la fiscalité locale et la poursuite du gel des dotations de l’Etat, la progression des recettes de fonctionnement (1,6%) présente un caractère exceptionnel.
Le budget de 2,453 milliards d’euros a été exécuté à 90% en moyenne, avec un solde positif de 20 M€. Ce taux d’exécution élevé traduit une gestion budgétaire performante, et la mise en oeuvre de politiques régionales en accord avec les prévisions établies au moment du vote du budget. Les compétences principales de la Région, que sont l’enseignement, la formation professionnelle, l’apprentissage, les transports et l’action économique, constituent 82 % des dépenses en 2011.
La Région se distingue notamment par la faible part des frais généraux dans ses dépenses de fonctionnement.





Quant aux dépenses d’investissement, elles s’élèvent à 582 M€ et demeurent à un niveau comparable à 2010. La Région a principalement investi dans les lycées, les transports ferroviaires, l’enseignement supérieur et l’action économique (65% de l’investissement). La plus forte croissance a porté sur le développement économique et la recherche (+18M€). Comme en 2010, l’épargne brute (excédent entre les recettes et les dépenses de fonctionnement) est maintenue au niveau élevé de 429 M€. Cela permet d’afficher une capacité d’autofinancement qui couvre 82 % des dépenses d’investissement initiées par les politiques régionales, et permet ainsi de limiter à 102 M€ le recours à l’emprunt.

Un triple A assorti d'une perspective négative 
A noter qu'en décembre 2011, l’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note « triple A ». Le maintien de la meilleure note a néanmoins été assorti d’une perspective négative dans le sillage de l’Etat français... Selon le communiqué de la Régin Rhône-Alpes,  "l’agence considére qu’une Région ne peut pas être mieux notée que l’Etat". 
Rapport adopté – détail des votes : Pour : PSEA, FdG, EELV, PRG, NA Contre : UDC, FN 
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Le Conseil Général du Rhône adopte un budget de plus de deux Milliards d'Euros

vendredi 6 avril 2012

Musée+confluences
Le budget primitif 2012 du département du Rhône a été adopté : 2 146,4 M€ dont 1 646,4 M€ pour les politiques départementales.
Avec un budget opérationnel de 1 646,4 M€, en diminution de 13,32 M€ (-0,8 %) par rapport à 2011, le conseil général indique que "la stabilisation fiscale et  la rigueur financière marquent ce budget" qui s’établit autour d’une double démarche : la solidarité et la proximité pour assurer à chacun les meilleures conditions de vie, et le soutien à l’activité économique avec 287 M€ réservés à l’investissement pour développer le territoire.
Lors du débat sur les orientations budgétaires en décembre dernier, les conseillers généraux avaient arrêté les priorités du Département pour 2012 : pas d’augmentation de la fiscalité, une politique de gestion rigoureuse et durable des moyens humains et techniques du Département,  une délimitation des interventions départementales, une hiérarchisation des priorités, l’innovation par d’autres moyens d’actions, une volonté et une responsabilité en matière de dépenses publiques, un effort supplémentaire sur les collèges.

Avec 2 146,4 M€, dont 500 M€ au titre de la gestion active de la dette, c’est un budget "audacieux et responsable", a assuré le Président du Conseil Général, Michel Mercier . Malgré un budget opérationnel en baisse, ( -0,8 % par rapport à 2011), le Département réussit à maintenir un volume d’investissement de 287 M€, soit un niveau supérieur à la moyenne de ces sept dernières années. Avec un montant de 665 M€ au 1er janvier 2012, l’encours de la dette a baissé de 30,196 M€ par rapport au 1er janvier 2011. Sur le long terme, du 1er janvier 2000 au 1er janvier 2012, la dette du Département a baissé globalement de 466 M€.

LES RECETTES TOTALES : 2 146,4 M€ (fonctionnement et investissement).  568,82 M€ sont apportés par la fiscalité directe (taxe foncière sur les propriétés bâties, impôt forfaitaire sur les entreprises de réseau, fonds national de garantie individuelle des ressources…).  418,88 M€ sont issus de la fiscalité indirecte (droits de mutation, taxe intérieure sur les produits pétroliers, taxe spéciale sur les conventions d’assurances…), 413 M€ sont apportés par l’État en fonctionnement et investissements (dotations en fonctionnement, fonds de financement de l’allocation départementale personnalisée pour l’autonomie des personnes âgées dépendantes, de la prestation de compensation du handicap, de la Maison départementale des personnes handicapées, fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée, dotation départementale d’équipement des collèges, dotation globale d’équipement…).
77, 59 M€ proviennent d’autres recettes de fonctionnement (participations des familles aux actions départementales, recettes d’exploitations du tronçon nord du périphérique…). 
31, 11 M€ sont apportés par la vente de biens et d’actions et par d’autres recettes d’investissement...
137,02 M€ proviennent de l’emprunt et enfin, 500 M€ permettent de gérer l’encours de la dette.

Côté dépenses, le Conseil général attribue une grande part de son budget à la solidarité :  862,9 M€, soit 52,4 % du budget opérationnel : personnes handicapées, enfance (dont PMI), insertion et autres actions de lutte contre la précarité, personnes âgées, logement, 344,6 M€ pour le développement, soit 20,9 % du budget opérationnel : éducation et formation, transport, voirie, aménagement et développement (économie, agriculture, tourisme), 206,7 M€ pour le cadre de vie, soit 12,55 % du budget opérationnel : sécurité incendie, culture et sport, environnement... 159,4 M€ pour les moyens de l’institution et la gestion patrimoniale, 72,79 M€ pour les annuités de la dette... et enfin, 500 M€ pour la gestion de l’encours de la dette.
G.R.
(redaction@lyonenfrance.com)
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Le vote par procuration pour les présidentielles et législatives 2012

carte+électeur
L’élection présidentielle aura lieu les dimanches 22 avril (1er tour) et 6 mai 2012 (2ème tour) et les élections législatives les dimanches 10 et 17 juin 2012. Les électeurs qui ne pourront pas se rendre dans leur bureau de vote le jour de l’élection peuvent donner procuration dès maintenant.
Voter par procuration signifie confier son vote pour le jour de l’élection à un autre électeur. La personne qui donne procuration (le mandant) désigne librement la personne qui votera à sa place (le mandataire).


Qui demande la procuration ?
Le mandant. Plusieurs motifs peuvent justifier cette demande : obligations professionnelles, vacances, maladie, handicap, assistance à un malade, résidence dans une autre commue, détention. Le mandant informe le mandataire de la procuration qu’il a demandée. Le mandataire n’a pas besoin d’être présent.
La procuration peut concerner soit le premier tour, soit le second tour, soit les deux tours d’une élection, soit toutes les élections à partir d’un délai maximal d’un an à compter de la demande de procuration.
La procuration peut-être demandé le plus tôt possible, à tout moment de l’année. En tout état de cause, elle doit être parvenue à la commune du mandant avant le jour du scrutin. Le mandant doit prendre en compte les délais pour acheminer et traiter la procuration.

N’attendez-pas le dernier moment !


Où et auprès de qui demander la procuration ?
Au tribunal d’instance ou au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie du domicile ou du lieu de travail. Si vous êtes français résidant à l’étranger, à l’ambassade ou au consulat.

Quels documents sont nécessaires pour établir la procuration ?
- un titre d’identité
- un imprimé fourni et rempli sur place avec trois volets : un formulaire de procuration (indiquant l’identité complète du mandataire : nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance) ; une déclaration sur l’honneur indiquant le type d’empêchement ; un récépissé délivré au mandant.

Coût de la procuration ?
Gratuit.

Qui vote ?
Le mandataire, bénéficiaire de la procuration. Le mandataire ne reçoit pas de courrier lui donnant procuration. Il est informé directement par le mandant. Le mandataire doit remplir deux conditions pour voter : jouir de ses droits électoraux et être inscrit dans la même commune que le mandant. Il n’est en revanche pas nécessaire qu’il soit inscrit dans le même bureau de vote que le mandant.
Il peut recevoir deux procurations, dont une seule établie en France. Il vient voter avec son titre d’identité au bureau de vote du mandant.





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Ifop : Présidentielle en temps réel, nouvelle note d'étape au 30 mars, par François Kraus

vendredi 30 mars 2012

candidats+présidentielles
 Intentions de vote de premier tour : François Hollande et Nicolas Sarkozy dominent largement la compétition. A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, les intentions de vote se caractérisent par une relative stabilité, aucun des trois challengers ne parvenant à menacer les deux principaux prétendants au second tour.
 L'incertitude s'agissant de l'ordre d'arrivée entre François Hollande et Nicolas Sarkozy au soir du premier tour n'est pas levée. Les deux candidats continuent de recueillir des scores relativement proches (entre 1 et 1,5 point d'écart, au bénéfice de Nicolas Sarkozy) qui ne permettent pas au président sortant de distancer véritablement François Hollande. Avec 28,5%, le candidat de l'UMP termine la semaine exactement au même niveau que celui observé vendredi dernier ; François Hollande quant à lui, crédité de 27% des intentions de vote, semble avoir enrayé le léger effritement observé la semaine dernière et se stabilise également par rapport à vendredi dernier.
 Il est frappant de constater que le duo de tête recueille des scores aujourd'hui très proches de ce qu'ils étaient à la mi-mars, au moment où nous avons observé dans le cadre de cette enquête en continu le croisement des courbes, Nicolas Sarkozy dépassant François Hollande. Les deux dernières semaines de campagne n'ont ainsi pas véritablement permis de faire bouger les lignes.
Marine Le Pen obtient, avec 16%, un score lui aussi stable par rapport à la semaine dernière. Relevons également que les intentions de vote en faveur de la candidate frontiste n'ont elles non plus guère évolué par rapport à la mi-mars. A 11 points de François Hollande, Marine Le Pen n'apparaît pas en mesure d'accéder au second tour, mais elle reste le « troisième homme » dans les intentions de vote.
 Jean-Luc Mélenchon a continué de marquer des points cette semaine, atteignant le niveau record de 14% des intentions de vote mercredi et jeudi. En moyenne par rapport à la semaine précédente, il gagne 2,6 points. Cela lui permet de distancer François Bayrou : à égalité vendredi dernier, les deux candidats sont désormais à 3 points d'écart, Jean-Luc Mélenchon pointant ce vendredi à 13,5%, et François Bayrou à 10,5%. Toutefois, la dynamique en faveur de Jean-Luc Mélenchon semble en cette fin de semaine marquer le pas, puisque l'on observe un premier recul, ce qui ne s'était pas produit depuis le 15 mars. 


En deux semaines, le leader du Modem a perdu trois points et il est proche ce vendredi, avec 10,5% des intentions de vote, de son score le plus bas jamais mesuré depuis la mise en place de ce rolling. 

De nombreux éléments d'explication quant aux évolutions des scores de Jean-Luc Mélenchon et de François Bayrou émergent de l'analyse des transferts de voix de la présidentielle de 2007. 
On relève d'abord que le niveau élevé du candidat du Front de Gauche s'explique par le fait qu'il capte désormais près de 18% des électeurs de Ségolène Royal 2007 et une part croissante (jusqu'à 9%) des électeurs de François Bayrou 2007. François Bayrou dans le même temps parvient de moins en moins à mordre sur l'électorat Ségolène Royal 2007, tout en conservant une part de plus en plus restreinte des électeurs qui l'avaient déjà choisi lors du dernier scrutin présidentiel (il n'en récupère plus qu'entre 45% et 50% au maximum), ce qui explique sa baisse continue.

 De son côté François Hollande maintient ses positions dans ces deux électorats de 2007. Ainsi, tout se passe comme si la baisse de François Bayrou était provoquée par un glissement de l'électorat de centre gauche vers François Hollande, quand dans le même temps, ce dernier verrait des électeurs plus à gauche le quitter au profit de Jean-Luc Mélenchon.

 La sûreté du choix ne progresse plus. A 67,5% en moyenne cette semaine, elle est quasiment stable depuis la mi-mars. 
Cela signifie qu'un électeur sur trois en moyenne pourrait encore changer d'avis d'ici le 22 avril. Cette sûreté du choix s'élève à 80% parmi l'électorat de Nicolas Sarkozy, et à un niveau proche, 76% chez les électeurs de François Hollande, 73% chez ceux de Marine Le Pen. Les électorats de Jean-Luc Mélenchon (61% de sûreté) et surtout de François Bayrou (49%) sont moins solidifiés.

Jean-Luc Mélenchon est toujours considéré comme le candidat menant la meilleure campagne : le leader du Front de Gauche enregistre même une progression de 6 points (42%). 
Il devance Nicolas Sarkozy qui gagne 3 points (26%) et distance de 15 points les autres concurrents. Ainsi, François Hollande (-5 points) et Marine le Pen (-2 points) prennent ex-aequo la troisième marche du podium (11%). Seules 7% (-1 point) des personnes interrogées estiment que François Bayrou mène la meilleure campagne. Les autres candidats testés sont crédités chacun d'un point ou moins.

Intentions de vote de second tour : François Hollande distance toujours largement Nicolas Sarkozy.
 L'écart de 8 points observé au second tour se maintient. François Hollande recueille un score hebdomadaire moyen de 54%, stable pour la troisième semaine consécutive. Seule exception, les personnes de plus de 65 ans accordent majoritairement (53%) leurs voix à Nicolas Sarkozy.
Cette semaine, François Hollande bénéficie davantage des reports des électeurs de Jean-Luc Mélenchon : 78% (+4 points) d'entre eux lui apporteraient leurs suffrages au second tour. Cette progression n'induit pas d'amélioration du score du candidat socialiste, dans la mesure où les électeurs de François Bayrou se déclarent moins prêts que la semaine dernière à le soutenir au second tour (35%, -7 points). L'afflux d'électeurs en provenance du Front de Gauche compense la désaffection des électeurs du Modem. En revanche, la stabilité prévaut en ce qui concerne les reports des électeurs d'Eva Joly (68%) et de Marine Le Pen (23%, +1 point).
Nicolas Sarkozy attire davantage les électeurs de François Bayrou (36%, +5 points) et améliore son attractivité auprès des électeurs frontistes (41%, +2 points).

 Le candidat socialiste bénéficie d'un avantage persistant sur son concurrent UMP dans les indicateurs de souhait et de pronostic de victoire :
Le pronostic de victoire en faveur de François Hollande se stabilise à 36%. En revanche, le pronostic de victoire de Nicolas Sarkozy progresse en moyenne de 3 points : il s'établit à son plus haut niveau hebdomadaire (29%). L'incapacité à formuler un pronostic régresse de 2 points et concerne 29% des personnes interrogées.
Le souhait de victoire en faveur du candidat socialiste progresse d'un point (39%). Parallèlement, le souhait de victoire du candidat UMP progresse également d'un point en moyenne (34%). La victoire de Nicolas Sarkozy est davantage souhaitée que celle de François Hollande par seulement deux catégories de la population : les personnes âgées de plus de 65 ans (45% contre 38%), et les habitants de zones rurales (38% contre 35%).

L'intérêt pour la campagne électorale repart à la baisse.
Le léger regain d'intérêt pour la campagne présidentielle enregistré la semaine dernière ne s'est pas consolidé : 69% (-3 points) des Français se déclarent intéressés par l'actualité autour de la campagne, soit un niveau identique à celui observé le 6 mars. L'ouverture de la campagne officielle et l'approche du scrutin ne suffisent pas à accroître l'intérêt des Français.
L'intérêt perd 10 points parmi les personnes de moins de 35 ans (63%), 11 points parmi les professions intermédiaires (59%) et les habitants des zones rurales (65%). Seuls les cadres et professions libérales supérieures affichent un intérêt en hausse (76%, +10 points).
A gauche, l'intérêt baisse légèrement (-4 points). Celui des sympathisants du Front de Gauche (-5 points, 86%) et des sympathisants socialistes (-10 points, 78%) est en recul, alors que l'intérêt des sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts continue de progresser (74%, +6 points). A droite, l'intérêt se maintient (74%, -1 point), celui des sympathisants UMP progresse même de 3 points (77%).
Détail du sondage Ifop / Fiducial à paraître dans Paris Match -

François Kraus
francois.kraus@ifop.com

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Avec "Sound Value", des experts analysent la voix des candidats

Dans le cadre de la seconde vague de son Baromètre, une agence conseil en identité sonore et design musical mesure la perception que les Français ont de la voix des candidats à la Présidentielle 2012 et de leurs musiques de campagne. Les résultats montrent que la voix peut être un élément du Capital Sonore des partis, et un élément clé pour les candidats.
La voix des candidats à la Présidentielle est un élément sonore particulier.  Les candidats ont une image de marque à construire. La corde vocale en est un élément central, la musique de campagne aussi. L'agence (Brandy sound) a ainsi mesuré le Capital Sonore des candidats à travers les critères suivants :
· Les caractéristiques vocales perçues (grave/aiguë, douce/sèche, rapide/lente...)
· La reconnaissance du candidat par sa voix et sa musique de campagne
· L'agrément et la saturation à l'égard de la voix et de la musique de campagne
· Le type et la force des évocations de la voix et de la musique de campagne

Des échantillons vocaux sont extraits du discours d'entrée en campagne de chacun des candidats afin de comparer sur la base d'un thème commun.
Nathalie Arthaud : une des plus aiguës, régulières, et des plus associées à la jeunesse. Une voix aiguë qui s'entend de près, elle porte de la fraicheur dans le discours politique. Elle est dynamique et enthousiaste.
François Bayrou : la plus régulière, la plus lente et parmi les plus douces. Une voix qui se veut pédagogique. Qui ne veut pas heurter. Qui veut rassembler en douceur et lisser les différences.
Jacques Cheminade : la plus grave ; la moins associée à la jeunesse, la joie et la modernité, la plus associée au rétro et à la tradition... C'est une voix qui porte des valeurs rigoristes.
Nicolas Dupont-Aignan : une des plus douces, la plus associée à la modernité ; parmi les plus associées à la jeunesse et la légèreté...Une voix de bonne facture mais qui manque de charisme. Qui n'incarne pas la force de la conviction politique.
François Hollande : la plus associée à la force... Le candidat a développé une maîtrise toute particulière de la fermeté. Il a verrouillé sa corde vocale pour prendre une dimension posée et maîtrisée. Sérieuse et engagée.
Eva Joly : la plus aiguë, la moins claire et la moins dynamique ; la plus associée à l'émotion... Une voix singulière d'un rythme différent de celui abordé dans la musique des mots de la langue de Molière. Qui n'aide pas à la compréhension du message alors que celui-ci est dit sans précipitation et avec conviction.
Marine Le Pen : la moins chaleureuse, la moins douce, la plus dynamique ; la moins associée à l'émotion et à la légèreté... Asséné comme des coups de marteau, chaque mot est un clou que la candidate cherche à enfoncer dans la tête de ses auditeurs. La corde vocale est en phase avec l'intention.
Jean-Luc Mélenchon : la moins régulière, la plus rapide, parmi les moins douces ; parmi les plus associées à la force et la joie... L'indignation et la conviction sont les marques de fabrique des intentions qui font vibrer la corde vocale de Mélenchon. Il électrise la foule par un débit organique (jouant avec le rythme et le tempo). Il module ses idées en les chargeant d'enthousiasme et d'émotion.
Philippe Poutou : la plus douce, chaleureuse, parmi les moins dynamiques ; la plus associée à la joie, la jeunesse et la légèreté, la moins associée à la force et au rétro et à la tradition... Une voix qui dispose d'un capital de sympathie. Bienveillante. Voire un peu naïve. Légère, par conséquent peu associée au pragmatisme mais un peu plus à l'utopie. Différente de ce que l'on entend. Une voix pas encore rompue au discours politique.
Nicolas Sarkozy : la plus claire, parmi les plus dynamiques... Le candidat-Président est un orateur hors pair. Il a le talent de l'interprète. Sa voix est un outil de communication dont il joue avec maestria. Sa voix est émotionnellement polymorphe. Elle peut être douce et bienveillante et à la seconde d'après cassante. Ces multiples ruptures « émotionnelles » n'aident pas à la conviction.

Le Palmarès : Les critères d'efficacité :
Le Capital Sonore des hommes politiques est constitué de tous les signes sonores émis : la voix fonde l'identité sonore de la personne politique ; sa musique de campagne traduit l'univers de sa campagne... Comme les marques, l'homme politique dispose de ce capital où le son est un signe chargé de sens et où son expression développe une capacité à créer de la préférence.

On remarque dans les analyses sur les musiques de marque des corrélations significatives : la reconnaissance forte par la musique s'accompagne d'un phénomène de saturation à l'égard de la musique. L'agrément est lié à une saturation faible et à une musique perçue comme cohérente.




Reconnaissance spontanée par la voix :
Le niveau de reconnaissance spontanée est lié au niveau d'exposition média. Un homme politique peu visible fera l'objet d'une faible reconnaissance. Cependant, une forte exposition et une forte reconnaissance spontanée s'accompagne quasiment toujours d'une forte saturation à l'égard de la voix. Les voix de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande sont ainsi les plus reconnues, mais celles qui produisent la plus forte saturation.

Nicolas Sarkozy 100,0%, Marine Le Pen 98,8%, François Hollande 96,4%,
 Eva Joly 86,7%, François Bayrou 79,5%, Jean-Luc Mélenchon 77,1%,
Philippe Poutou 65,1%, Nathalie Arthaud 62,7%, Nicolas Dupont-Aignan 44,6%,
Jacques Cheminade 10,8%

La saturation à l'égard de la voix est elle-même corrélée à l'agrément à l'égard de la voix. Ainsi, Philippe Poutou est à la fois la voix produisant la saturation la plus faible et la voix la plus appréciée. Par ailleurs, les qualités mêmes de la voix véhiculent un certain message, au-delà des mots utilisés. La force du Capital Sonore est également liée à la force du message implicite véhiculé par les caractéristiques de la voix et de la musique. Les voix les plus appréciées, celles de Philippe Poutou et de Nicolas Dupont-Aignan, sont aussi les plus douces et les plus associées à la jeunesse.
On retrouve les mêmes corrélations dans le cadre des musiques de campagne. Le Capital Sonore des candidats est ainsi lié à une forte reconnaissance spontanée par la voix et la musique, un fort agrément mais également une faible saturation à leur égard. L'indice d'efficacité de la communication sonore corrèle ces trois variables.
L'indice de l'efficacité de la communication sonore appliqué à la voix des politiques et à leur musique désigne comme vainqueurs : François Hollande et Nicolas Sarkozy pour leur voix, Eva Joly pour sa musique de campagne.
G.R.
(redaction@lyonenfrance.com)
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